
Il est situé 38 rue Victor Hugo 69002 Lyon, dans le quartier d’Ainay, foyer historique de l’école lyonnaise de peinture du XIXème siècle. Le quartier, par la présence de la Basilique Saint-Martin d’Ainay, est classé aux Monuments Historiques depuis 1862, et est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
D’autres ateliers d’artistes aux XIXe et XXe siècles sont attestés dans le même quartier, ceux de : Florentin Servan (1811-1879), Louis Janmot (1814-1892) distingué par Baudelaire qui lui-même habita Lyon enfant dans le même quartier, Paul Borel (1828-1913) ou le fondateur des Ziniars, Étienne Morillon (1884-1949). L’Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Auvergne Rhône-Alpes note cependant que « aucun de ces ateliers ne présente autant d’intérêt que celui-ci. »
L’immeuble dans lequel se trouve l’atelier date de 1830. Il a été en 1882 le siège de la Société d’exposition permanente des Beaux-Arts de Lyon. L’extérieur ne révèle pas les attributs d’un atelier-salon de peinture. Seule sur cour abritant un puits orné d’une urne aux anses décorées de têtes de grotesques, s’ouvre une vaste porte à deux battants de bois desservant un espace équipé d’un treuil permettant la desserte de châssis de grandes dimensions, qu’on pouvait ainsi sortir de l’atelier.
Max et Marie Claude Schoendorff s’y installent en 1965. Il sera le lieu de travail de l’artiste et son lieu de vie avec son épouse pendant plus d’un demi-siècle. L’appartement-atelier de 220 m2 regorge aujourd’hui de collections artistiques et culturelles, dont une bibliothèque exceptionnelle de plus de 30 000 ouvrages.

Après le décès de Marie Claude Schoendorff en janvier 2026, l’atelier est menacé de disparition. L’association que nous avons fondée s’engage pour sa sauvegarde, en reprenant le bail des locaux en juillet 2026.
Pour pérenniser le maintien de l’atelier au sein du patrimoine lyonnais, l’association compte aujourd’hui sur une forte mobilisation des pouvoirs publics, et le soutien d’acteurs privés agissant pour la sauvegarde du patrimoine et le rayonnement de la Culture à Lyon.
Dans un article du Progrès du 30 juin 2026, Mourad Laangry, charge des expositions et événements aux Archives Municipales de Lyon, déclare que « c’est un lieu patrimoine de la Ville, c’est le dernier en date de ces lieux lyonnais qui n’existent plus ». En effet, aucun atelier d’artiste n’a jamais été préservé in situ à Lyon.
L’Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Auvergne Rhône-Alpes conclut son analyse ainsi : « Atelier remarquable d’un très grand intérêt par le laboratoire qu’il constitue racontant l’aventure artistique de la deuxième moitié du XXe siècle. Mérite une protection monuments historiques. »
